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BCE; USA; baisse de taux

Macro-économie / Taux / Federal Reserve / Politique monétaire / Jerome Powell

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Federal Reserve / Politique monétaire / Jerome Powell

La Fed laisse les économistes dans l’expectative / Une absence de baisse de taux en 2024 gagne du crédit

Pas de surprise hier soir de la part de la Réserve fédérale qui n’a pas touché à ses taux d’intérêt directeurs, le marché s’attendait cependant à des commentaires légèrement moins pessimistes de son président Jerome Powell. Les réactions d’économistes qui ont suivi donnent davantage de crédit à des baisses de taux limitées cette année, voir inexistantes.
Jerome Powell, président de la Réserve fédérale des États-Unis. CHIP SOMODEVILLA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
Jerome Powell, président de la Réserve fédérale des États-Unis. CHIP SOMODEVILLA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

" Ces derniers mois, il y a eu une absence de progrès supplémentaires vers l’objectif du Comité de 2 % d’inflation". Le Comité de politique monétaire (FOMC) de la Réserve fédérale (Fed) fera donc patienter un peu plus les marchés financiers avant de décider d’une baisse de ses taux. Une décision qui n’a pas surpris Christophe Boucher, Directeur des investissements chez ABN AMRO Investment Solutions, ce dernier arguant que "comme prévu, les gouverneurs de la Fed ont voté à l’unanimité pour le maintien des taux. Les dernières données économiques, combinées à la stagnation de l’inflation et au ralentissement de la croissance, ont incité Powell à adopter un ton équilibré avec un biais dovish".

C’est ce dernier point qui a pu surprendre les observateurs et le dirigeant de chez ABN AMRO Investment Solutions a souligné qu’il en a résulté "d’importants mouvements sur les marchés, avec une hausse des actions et une baisse des rendements, car le contenu et le ton de ses remarques sont nettement plus dovish que la façon dont les marchés avaient interprété la déclaration elle-même ". Le débat sur le début d’un cycle de baisse des taux de l’autre côté de l’Atlantique semble prendre une tournure différente ces derniers jours, certains économistes allant jusqu’à évoquer l’hypothèse d’un maintien à leurs niveaux actuels jusqu’à la fin de l’année.


Attente

 

Le scénario d’une baisse graduelle de l’inflation sans contraction majeure de l’économie américaine, telle que défendue par Jerome Powell, trouve de nombreux partisans aujourd’hui. À l’instar de Monica Defend, directrice de l’Amundi Investment Institute, cette dernière table sur "un ralentissement progressif de l’économie américaine et le maintien de la tendance à la désinflation " et ce tout en parlant d’un "taux d’inflation [qui] sera volatil et diminuera à un rythme plus lent que prévu".

Une situation d’ensemble qui pousse l’Italienne à privilégier " désormais trois, plutôt que quatre, réductions des taux directeurs de la Fed cette année, le premier assouplissement étant susceptible d’intervenir en juillet". Pour autant, un scénario alternatif est également envisagé par ses soins, il s’agit de "la possibilité que, si la Fed ne bouge pas en juillet, nous puissions assister à deux réductions, voire à aucune, cette année ". Tiffany Wilding, économiste chez PIMCO, suite à la réunion de la Fed, partageait ce matin sa conviction que " la prévision médiane des taux pour 2024 reflétera toujours l’attente du FOMC d’au moins une réduction en 2024", cependant elle admet également une " probabilité que le FOMC ne procède à aucune réduction [qui] a considérablement augmenté ".

 

Exclure

 

Une autre éventualité a été mise de côté ; celle d’une Fed procédant à de nouvelles hausses de taux, Christophe Boucher jugeant ce matin que "Powell a rejeté le scénario d’une hausse des taux, et en ne s’attardant pas sur le sujet, il a clairement indiqué que cela ne faisait pas partie du débat ". Le directeur des investissements estimant que les marchés ont apprécié de le voir prendre cette position plus favorable à une baisse.

Désormais place à la publication de nouvelles données pouvant influer sur les décisions futures du FOMC. Que ce soit dès cette semaine avec un indicateur précieux sur le marché du travail américain via des données sur les emplois non agricoles, ou en juin avec le "Summary of Economic Projections" que publiera le FOMC. Toute détérioration de la bonne santé de l’économie américaine ou taux de chômage qui augmente en flèche pouvant pousser Jerome Powell à agir au plus vite. L’élection présidentielle de fin d’année pouvant apporter son lot de surprises notamment en cas d’élection de Donald Trump et l’arrivée d’un agenda de mesures inflationnistes.

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