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Europe; France; Commerce; Chine

Macro-économie / Taux / Emmanuel Macron / G7 / souveraineté

Macro-économie / Taux
Emmanuel Macron / G7 / souveraineté

Les Européens tâchent de défendre leur modèle lors du G7 / Les règles du jeu commercial sont au centre des débats

Les turbulences sur le plan intérieur ne devraient pas empêcher Emmanuel Macron de s’atteler à la défense des ambitions du Vieux continent lors du sommet du G7 en Italie. Plusieurs thématiques de l’agenda de souveraineté européenne seront évoquées à cette occasion ; il sera ainsi question des matériaux critiques ou encore des subventions à l’économie.
Emmanuel Macron, président de la République.  Serge Tenani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Emmanuel Macron, président de la République. Serge Tenani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Loin de lui le tumulte de la vie politique hexagonale, l’heure est à la discussion avec les autres grands de ce monde pour Emmanuel Macron, le président de la République. Tout particulièrement avec son homologue américain Joe Biden. Du côté de l’Élysée on regrette que "dès lors que les Américains, avec l’IRA, se comportent comme les Chinois, nous avons un problème de subvention à l’économie et un problème d’éviction d’investissement de l’Europe vers les États-Unis".

Ce qui n’est pas sans poser question quant à la réalité d’une "compétition loyale avec les grandes économies du monde ". L’accélération de la réindustrialisation de l’Hexagone étant menacée par certaines distorsions à la concurrence. C’est sur la définition des règles du jeu international que compte peser le président, afin de "faire valoir nos ambitions sur la scène internationale".

 

Même ligne

 

Parmi les sujets brûlants de ces derniers mois, il est évoqué "des décisions importantes du G7 sur la question des matériaux critiques". Interrogé sur la question chinoise, l’Élysée a expliqué que "la Chine n’est pas un sujet de contentieux ici au G7", il a été question d’un " langage qui est exigeant" à son égard et d’une cohérence avec ce qui est porté dans l’Union européenne.

Pour autant il a été rappelé qu’il n’y a ni la volonté de se dérisquer ou de se découpler avec l’Empire du Milieu, ce qui est voulu du côté européen est d’obtenir "un partenariat qui soit d’égal à égal". Une question sur laquelle il est fait état d’une " frustration européenne" étant donné qu’alors que "la Chine ne se comporte pas bien à l’OMC au sens où elle abuse de son statut de pays en développement " et que dans le même temps "les Américains bloquent par ailleurs le mécanisme d’appel du Tribunal de l’arbitrage de règlement des différends à l’OMC".

 

Chevillée au corps

 

Chère à Emmanuel Macron depuis des années, la problématique climatique sera aussi à l’ordre du jour. Sur ce point la position du président de la République demeure inchangée selon l’Élysée ; notamment sur le fait "que nous ne pouvons pas […] être les meilleurs élèves de la classe ou nous imposer des contraintes que les autres ne veulent pas accepter". Il est espéré la création "des mécanismes financiers, des mécanismes de vérification de la conformité des investissements, par ailleurs du respect des normes sociales, de l’économie, des matériaux critiques ", des pré requis pour le développement économique estime-t-on du côté français.

On se félicite d’ailleurs à l’Élysée de constater que l’ambition "qui a été celle du Pacte de Paris pour les peuples et la planète est parfaitement prise en compte dans le communiqué du G7". On espère qu’il parviendra à démonter " que le G7 n’est pas un club de riches, mais est un format qui est capable de dialoguer et d’engager les partenaires internationaux dans toute leur diversité ". Une quinzaine de pays est invitée, parmi lesquels l’Argentine et le Brésil, ou encore le Kenya, la Tunisie, l’Algérie et aussi les Émirats arabes unis et l’Inde.

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