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Sur les marchés / CAC 40 / élections législatives

Sur les marchés
CAC 40 / élections législatives

Les marchés font mine de se reprendre malgré l’incertitude politique / Le spread franco-allemand se stabilise

Après avoir subi sa plus forte chute hebdomadaire depuis mars 2022, à la suite de la décision prise par Emmanuel Macron, le président de la République, d’appeler à des élections législatives anticipées, la Bourse de Paris s’est reprise lundi, gagnant près de 1 %, tandis que l’écart entre les rendements français et allemand à 10 ans revenait autour de 75 points de base.
Le marché parisien a rebondi lundi de près de 1% après sa précédente chute hebdomadaire de 6% - Photo by Thomas SAMSON / AFP
Le marché parisien a rebondi lundi de près de 1% après sa précédente chute hebdomadaire de 6% - Photo by Thomas SAMSON / AFP

Stabilisation temporaire ou durable ? La Bourse de Paris a regagné 0,9 % lundi, à 7 571,6 points, tandis que l’écart de rendement entre les obligations françaises et allemandes à 10 ans se situait un peu autour de 75 points de base lundi soir, après avoir dépassé vendredi les 80 points de base, à un plus haut depuis le premier trimestre 2017.

Sur le plan européen, l’indice Stoxx Europe 600 a gagné 0,1 %, à 512 points, le DAX 40 a pris 0,4 % à Francfort, l’AEX néerlandais a gagné 0,5 %, le Mibtel italien s’est distingué avec une hausse de 0,7 %, alors que l’Ibex 35 espagnol a cédé 0,4 %. Sur le front des devises, l’euro reculait de 0,2 % lundi soir face au billet vert, à 1,072 dollar.

La décision prise par Emmanuel Macron, le président de la République, d’appeler à des élections législatives anticipées suite aux mauvais résultats de son parti lors des dernières élections européennes, a plongé les marchés financiers dans le doute. La possibilité de voir un parti situé aux extrêmes du spectre politique remporter les élections sur la base d’un programme de dépenses publiques non financées les a fortement déstabilisés. Que ce soit le Rassemblement national, le favori, ou l’alliance des partis de gauche réunis sous la bannière du nouveau "Front populaire", qui se placerait en deuxième position selon les derniers sondages, le risque est grand en effet d’accélérer la dégradation d’un déficit public français déjà élevé.

L’écart entre les rendements français et allemand à 10 ans, un indicateur clé du risque de crédit de la France a ainsi augmenté d’une trentaine de points la semaine dernière, soit l’élargissement le plus important (hors pandémie) en l’espace d’une semaine depuis la fin 2011 pendant la crise de la dette de la zone euro, tandis que le CAC 40 a chuté dans le même temps de 6 %, sa plus forte baisse hebdomadaire depuis mars 2022. Il est vrai que l’annonce de ces élections législatives inattendues est intervenue à un moment où le contexte pour les OAT était déjà difficile, puisqu’une semaine plus tôt, S & P avait abaissé la note de la France d’un cran, à AA-, pointant l’ampleur du déficit budgétaire de la France.

Alors que les électeurs sont appelés aux urnes les 30 juin et 7 juillet pour désigner leurs futurs représentants à l’Assemble nationale, la proximité du scrutin "signifie que le marché n’aura pas à vivre avec l’incertitude pendant longtemps et pourra bientôt se concentrer sur les implications économiques et de marché du résultat des élections", a observé lundi Barclays.

Les banques françaises ont particulièrement souffert en Bourse des craintes des investisseurs avant les élections. Société Générale, BNP Paribas, et Crédit Agricole ont chuté de 15 %, 12 % et 11 % la semaine dernière dans ce contexte d’écart grandissant entre les taux français et allemand. Or, comme l’a indiqué UBS dans une récente note, "l’exposition financière des banques françaises à l’élargissement des spreads observé jusqu’à présent est insignifiante".

BNP Paribas n’a, par exemple, que 13 milliards d’euros d’exposition souveraine, l’exposition de Crédit Agricole SA est similaire. Et si celle de Société Générale n’est pas divulguée, les analystes d’UBS ne s’attendent pas à ce qu’elle "soit sensiblement différente". Les actions Société Générale et BNP Paribas ont repris 1,2 % à 22,4 euros et 1,3 % à 59,2 euros respectivement lundi, tandis que Crédit Agricole SA a cédé 0,4 %, à 12,99 euros.

 

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