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Sur les marchés / CAC 40 / Bourse de Paris

Sur les marchés
CAC 40 / Bourse de Paris

Les tensions politiques sur les marchés tendent à s'estomper / Une reprise encore fragile

La Bourse de Paris a continué de se redresser mardi, confirmant la tendance positive amorcée lundi après une semaine tumultueuse due à l'annonce d'élections législatives anticipées, une partie des investisseurs considérant que de nombreuses mauvaises nouvelles sont désormais intégrées dans les cours. Le spread franco-allemand se détend légèrement, revenant autour des 70 points de base.
La Bourse de Paris a aligné une deuxième hausse d'affilée mardi - Photo by Thomas SAMSON / AFP
La Bourse de Paris a aligné une deuxième hausse d'affilée mardi - Photo by Thomas SAMSON / AFP

Les marchés financiers français ont continué mardi de se reprendre, confirmant leurs meilleures dispositions affichées lundi, après leur semaine noire provoquée par l’annonce de la tenue d’élections législatives anticipées. Après sa hausse de 0,9% de la veille, la Bourse de Paris a pris 0,8% supplémentaire, à 7,630 points.

Un rebond loin cependant d’effacer sa récente dégringolade qui lui a d’ailleurs fait perdre son rang de plus grand marché boursier européen au profit de Londres. Moins de deux ans après avoir été doublée par la place parisienne, la City a profité du chaos politique en France pour récupérer son bien, l’annonce de la dissolution de l’Assemblée nationale ayant fait disparaître environ 258 milliards de dollars de la capitalisation boursière des entreprises françaises la semaine dernière.

Dans le même temps, l’indice large européen Euro Stoxx 600, qui avait perdu 2,3% dans la tourmente la semaine dernière, a progressé mardi de 0,7%, le DAX 40 allemand a pris 0,40%, l’AEX néerlandais s’est apprécié de 0,5%, le Mibtel italien gagné 1,3%, et l’Ibex 35 espagnol a clôturé en hausse de 1%.

"À ce stade, de nombreuses nouvelles négatives sont intégrées dans les cours : la décote du ratio cours sur bénéfice par rapport aux États-Unis atteint 19 % et se situe à moins de 3 % des niveaux observés lors du précédent sommet du spread entre le rendement du BTP italien à 10 ans et le bund allemand, tandis que lécart entre le rendement de l’OAT français et le Bund est revenu à des niveaux observés pour la dernière fois avant 2017, lorsque le risque d’éclatement de l’euro semblait beaucoup plus élevé", observe UBS.

Le rendement du Bund allemand à 10 ans s’inscrit à 2,394%, contre 2,415% lundi soir. Le taux de l'obligation assimilable du Trésor (OAT) française recule à 3,105%, contre 3,148% lundi soir, soit un spread qui diminue à environ 71 points de base, contre un peu plus de 75 points de base. Un écart qui devrait "rester très volatil ces prochains jours jusqu’à ce que la situation électorale se clarifie complètement", a confié à WanSquare Marine Mazet, stratégiste taux chez Nomura.

Sans préjuger du futur résultat des élections, "l'histoire montre que les tensions politiques sur les marchés ont tendance à s'estomper avec le temps et que les hommes politiques doivent généralement faire des compromis et devenir plus pragmatiques une fois qu'ils sont aux commandes", observe pour sa part Emmanuel Cau, responsable de la stratégie actions européennes chez Barclays. Et ce alors que la situation de la France ne laissera de toute façon qu'une faible marge de manœuvre budgétaire au nouveau gouvernement, quel qu'il soit.

L'euro était quasiment stable face au billet vert mardi soir, à 1,0741 dollar, en repli de 0,02%.

Du côté des plus fortes variations à la Bourse de Paris, Carrefour a chuté de 4,3%, à 13,9 euros, le groupe de distribution risquant une lourde amende alors que le ministère de l’Economie et des Finances a décidé d’intervenir devant le Tribunal de commerce de Rennes "pour des pratiques abusives de l’entreprise vis-à-vis de ses franchisés et locataires gérants". L’action de l'exploitant aéroportuaire Groupe ADP a pris 3,1%, à 115,8 euros, après l’annonce d’une hausse de 8,4% de son trafic en mai par rapport au même mois de 2023. Renault a gagné 1,4%, à 49,4 euros, après avoir annoncé qu'il entendait doubler les ventes de sa marque "low cost" Dacia d’ici à 2030, tout en portant sa marge opérationnelle à 15%.

 

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