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France : l’Insee voit la croissance dépasser 1 % cette année / Commerce extérieur et consommation des ménages en soutien
Les prévisions macroéconomiques inscrites dans la loi de finances pour 2024 viennent de se trouver un soutien de poids. Alors que le gouvernement anticipe une croissance de 1 % du Produit intérieur brut (PIB) pour cette année, l’Insee vient de publier la sienne et elle s’établit à 1,1 %.
Au deuxième trimestre, l’activité économique devrait avoir progressé de 0,3 % (après 0,2 % au premier trimestre). Puis, lors du second semestre, "le profil trimestriel de l’activité serait fortement marqué par l’accueil des Jeux Olympiques et Paralympiques à Paris cet été, qui rehausserait la croissance de 0,3 point au troisième trimestre (à + 0,5 %) : aux ventes de billets et de droits de rediffusion enregistrés au moment de l’événement s’ajouterait un surcroît d’activité touristique. Cet effet étant ponctuel, l’activité marquerait le pas par contrecoup en fin d’année (-0,1 %)", anticipe l’Insee.
Sur l’année, les exportations nettes seraient le premier contributeur à la croissance (0,9 point) dans un contexte de rebond du commerce mondial. D’une part, il y a l’impact favorable lié aux JO, d’autre part cela reflèterait "le décalage conjoncturel de la France avec le reste du monde" ainsi que "le redémarrage progressif des ventes aéronautiques" tant dans le domaine civil que militaire (livraison prévue d’avions de combat à la Croatie et à l’Égypte). De sorte que, la France regagnerait ainsi quelques parts de marché à l’exportation en 2024 sans effacer l’ensemble des pertes survenues depuis 2019, en partie à cause de la hausse des prix de l’énergie.
La consommation des ménages apporterait également sa pierre à l’édifice (croissance de 1,3 % en 2024 après 0,8 % en 2023). Il faut dire que le pouvoir d’achat par unité de consommation devrait progresser de 0,9 % cette année, après 0,3 % en 2023 (il avait baissé de 0,3 % en 2022) alors que la croissance des salaires nominaux accélère et que l’inflation ralentit. "Outre les gains de salaires réels, les ménages bénéficient de la revalorisation des prestations, en premier lieu des pensions et, dans une moindre mesure, de revenus de la propriété encore dynamiques", ajoute l’Insee.
Attention, il convient de noter que "la prévision retenue s’appuie sur les indicateurs disponibles à date, y compris les enquêtes de conjoncture de juin, dont il faut souligner qu’elles ont été collectées pour l’essentiel avant le 9 juin [date de l’annonce de la dissolution de l’Assemblée nationale, ndlr]", indique l’Insee, qui explique que "les mesures que pourrait prendre un nouveau gouvernement ne sont pas intégrées ni les effets d’une période d’attentisme prolongé dans le cas où l’orientation de la politique économique resterait durablement incertaine".
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