Macro-économie / Taux / Fed / Inflation / taux d'intérêt
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Fed / Inflation / taux d'intérêt
Jerome Powell dévoile des éléments sur les conditions d’une baisse des taux à la fin de l’été / Le marché estime qu’elles seront remplies
Si baisse des d’intérêt de la Banque centrale il y aura aux Etats-Unis cette année, ce sera plutôt au moins vers la fin de l’été. Le Comité de politique monétaire (FOMC) de la Réserve fédérale américaine (Fed) qui s’est réuni cette semaine a choisi de laisser inchangé le taux d’intérêt directeur. Il se situe donc toujours dans une fourchette comprise entre 5,25% et 5,50%. "Le sentiment général du FOMC est que l'économie se rapproche du point où il sera approprié de réduire notre taux directeur mais nous n’y sommes pas encore”, a déclaré Jerome Powell, président de la Fed, durant sa conférence de presse.
Alors que la prochaine réunion du FOMC aura lieu les 17 et 18 septembre prochains, le grand argentier a indiqué qu’une baisse des taux à cette occasion “pourrait être sur la table”. L'Américain a précisé que “la question sera de savoir si la totalité des données à notre disposition, l’évolution des perspectives et l’équilibre des risques sont de nature à ce que nous soyons davantage confiants à propos de la désinflation et du fait de garder un marché du travail solide”.
Relancé sur cette dernière déclaration, Jerome Powell a donné davantage de détails. “ Si par exemple l'inflation devait diminuer rapidement ou afficher un niveau plus ou moins en ligne avec les prévisions et que la croissance économique restait forte tandis que le marché du travail demeurait dans l’état [le taux de chômage est de 4,1%, ndlr] dans lequel il est aujourd’hui, alors je pense qu'une baisse des taux pourrait être sur la table en septembre”, a-t-il expliqué.
A noter que, “si l'inflation devait s'avérer plus visqueuse que prévu”, cela ne serait pas forcément synonyme de renoncement à une baisse des taux. En effet, “nous prenons en compte d'autres éléments et pas seulement le comportement d'une seule variable”, a-t-il indiqué, ayant rappelé pendant la conférence de presse que le mandat de la Fed était double. De fait, l’institution de Washington doit s’assurer d’atteindre la stabilité des prix (2% d’inflation par an en moyenne au cours du temps) mais également un taux d’emploi maximal.
Du côté des marchés à terme, il n'y a pas grand doute sur ce qu'il se passera mi-septembre. Une diminution du taux d'intérêt directeur aurait une probabilité de 100% de se produire, peut-on calculer grâce à CME FedWatch Tool. La probabilité d'assister à une baisse de 50 points de base est évaluée à 13,5%. Si le patron de la Fed a indiqué ne pas vouloir être trop précis sur ce que le FOMC allait décider, il a rapporté qu'une baisse de 0,5 point n'était pas quelque chose auquel le FOMC pensait pour l'instant.
En juin, les dots publiés par la Fed, c’est-à-dire la trajectoire future du taux directeur que chaque participant au FOMC juge la plus susceptible de favoriser l’atteinte des objectifs en matière d’emploi et d’inflation, montrait que sur les 19 membres le composant, quatre membres ne prévoyaient aucune baisse cette année, sept en anticipaient une et huit en escomptaient deux.
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