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Macro-économie / Taux / pétrole / or noir / IA

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Cet angle mort de l’IA qui affectera le pétrole / La demande souffrirait des gains d’efficacité futurs

L’avènement de l’intelligence artificielle précipitera-t-il celle du pic de consommation d’hydrocarbure sur le globe ? Difficile de ne pas y penser à la lecture d’une des dernières publications de Goldman Sachs. Celle-ci revient sur les liens entre l’IA et le monde de l’énergie, l’utilisation intensive de cet outil dans ces entreprises pourrait finir par peser à la baisse sur les cours.
Plateformes pétrolières au large de la Californie. Photo by Frederic J. BROWN / AFP
Plateformes pétrolières au large de la Californie. Photo by Frederic J. BROWN / AFP

Consommer moins pour produire tout autant. C’est un horizon crédible à moyen terme pour les firmes du secteur de l’énergie à en croire les équipes de recherche sur les Commodities de Goldman Sachs. Une réalité qui pointe le bout de son nez avec "les entreprises du secteur de l’énergie mentionnent désormais plus fréquemment l’IA lors des présentations de leurs résultats et utilisent davantage l’IA que l’entreprise médiane de l’économie".

 

Toutes les facettes

 

L’essentiel des débats sur les conséquences de l’IA a été extrêmement concentré, avancent les équipes de l’institution américaine, et ce en raison de la demande d’électricité plus forte qu’attendue. Elles estiment qu’on évoque trop peu le fait que "l’IA pourrait finir par peser sur les prix du pétrole au cours de la prochaine décennie en stimulant l’offre de pétrole par le biais de deux canaux principaux ".

Le premier d’entre eux est à chercher du côté d’une plus grande efficience de la chaîne logistique et dans la répartition des ressources. Celle-ci serait loin d’être marginale puisqu’estimée comme pouvant réduire de près "de 30 % des coûts d’un nouveau puits de schiste", de quoi diminuer de 5 dollars le prix du baril extrait.

Une autre facette se trouverait du côté des ressources récupérables à la fin de la chaîne de production et d’extraction, actuellement très faible en ce qui concerne les schistes américains. Une augmentation de 10 à 20 % pour ces derniers signifierait selon Goldman Sachs que les réserves de pétroles "pourraient augmenter […] de 8 à 20 % (10 à 30 milliards de barils)". Une nouvelle qui serait loin de ravir les pays de l’Organisation des pays producteurs de pétrole, qui voient déjà leur monopole sur l’or noir ébranlé par une production de plus en plus grande aux États-Unis.

 

Balancier

 

Tout n’est pas pour faire effondrer les prix du baril pour autant. L’IA est considérée comme pouvant " stimuler la demande de pétrole de manière relativement modeste, par le biais d’une augmentation des revenus de + 0,7 million de barils par jour (mbj) au cours des 10 prochaines années ". En termes de prix cet effet augmenterait le coût de près de 2 dollars pour chaque baril. Les équipes de recherche soulignent cependant que ce changement demeurerait de taille "modeste par rapport à l’impact de l’IA sur la demande d’électricité et de gaz naturel, et pâlit par rapport aux effets négatifs estimés sur la demande de pétrole des VE (environ -8 mbj) et de la baisse des prix du gaz naturel (-2 mbj) au cours des 10 prochaines années".

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