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BCE; risque; exposition; transition

Macro-économie / Taux / risque environnemental / banques françaises / Banque de France

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Ces autres risques climatiques auxquels est exposé le secteur financier hexagonal / L’intensité en carbone est loin d’être la seule échelle de mesure

Une incidence sur la nature loin d’être négligeable de la part des institutions financières françaises, le bulletin économique de la Banque centrale européenne relate que nombre de titres, 42 % en valeur, détenus par ces dernières sont liés à des émetteurs dépendant de manière critique d’un ou de plusieurs services écosystémiques. Les dangers liés au climat ne concerneraient donc pas uniquement la problématique des émissions de gaz à effet de serre.
Feu de forêt en France. Photo by Bruno DE HOGUES / ONLY FRANCE / Only France via AFP
Feu de forêt en France. Photo by Bruno DE HOGUES / ONLY FRANCE / Only France via AFP

L’arbre qui cache la forêt des expositions liées à la nature. La question de l’intensité en carbone des différents secteurs n’est pas le seul déterminant de leur risque climatique. L’étude menée par la Banque de France "relative aux titres détenus par les institutions financières françaises " complète les analyses existantes en y " incluant les dépendances indirectes ".

Une démarche qui permet de davantage cerner dans quelle mesure un "portefeuille pourrait être particulièrement vulnérable à des chocs éventuels". Les quelque 42 % liés à des émetteurs dépendant de manière critique d’a minima un service écosystémique reflètent une multitude de cas. Ces derniers vont en effet de l’approvisionnement en eau, à la protection contre l’érosion en passant par la protection contre les inondations et les tempêtes.

 

Sol métropolitain

 

De nombreux écueils qui se retrouvent dans le calcul de l’incidence sur la nature "des activités économiques financées par des institutions financières françaises". La publication en vient à la conclusion qu’elle est "estimée comparable à la perte d’au moins 13 millions d’hectares de nature vierge – soit l’équivalent de la dégradation complète d’une surface de terres couvrant un quart de la France métropolitaine". Les secteurs économiques pointés du doigt sont notamment ceux modifiant l’usage des sols. Sont nominalement cités ceux de l’industrie chimique, de la production et la distribution de gaz et de la transformation de produits laitiers.

 

Horizon proche

 

Un constat loin d’être dénué de lien avec la réalité, puisque les auteurs rappellent qu’en France, la "politique […] de transition visant à atteindre le ‘ zéro artificialisation nette ‘ d’ici 2050", censé réduire de moitié d’artificialisation des sols d’ici à 2031, esquisse des vulnérabilités fort différentes entre les secteurs. Certains secteurs pourtant gros consommateurs de cette technique tels que le commerce de gros et de détail semblent avoir "une capacité d’adaptation relativement supérieure et sont ainsi moins vulnérables ". D’autres à l’inverse comme l’agriculture et les services d’hébergement et de restauration seraient plus fortement impactés tandis que ceux producteurs de biens publics (traitement des déchets et de l’eau) pourraient "faire face à des difficultés financières".

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