Professions financières / Otium Capital / consolidation / Equity / souveraineté / investissement
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Otium Capital / consolidation / Equity / souveraineté / investissement
Comment Otium Capital œuvre à créer les champions industriels de demain /
Des plateformes de consolidation sectorielle amenées à se multiplier
Soutenir les chefs d’entreprise audacieux. C’est l’une des ambitions d’Otium Capital, holding fondée en 2009 par Pierre-Edouard Sterin (1,5 milliard d’euros d’actifs sous gestion au 30 avril 2024 et un TRI annuel de 25 % depuis 2015), qui dans sa stratégie de diversification d’investissement mise, notamment, sur l’un de ses pôles : Otium Partners. Cette verticale, évoluant aux côtés d’Otium Investment (sociétés d’investissement thématiques ou sectorielles dans des tendances émergentes et des secteurs présentant un potentiel de croissance significatif) et d’Otium Studio (incubateur pour les entrepreneurs), rachète et accompagne des sociétés, notamment des TPE-PME, en vue de consolider un marché et en faire des champions français et européens de leur secteur. " Otium Partners était initialement composé de deux grands blocs : Smartbox, fondée par Pierre-Edouard Sterin et détenue à 100 % par Otium Capital, puis Otium Leisure (plus de 50 millions d’euros d’Ebitda et 200 millions d’euros de chiffre d’affaires), spécialisée dans la consolidation du secteur des loisirs de proximité, à travers une combinaison de croissance externe avec des acquisitions de petits acteurs de marché et de croissance organique. Une vision et une expertise qui nous ont donné envie de développer d’autres stratégies de consolidation sectorielle mais cette fois-ci pour réunir des TPE-PME d’un même secteur que nous considérons comme stratégique et particulièrement attractif pour de telles stratégies ", relate à WanSquare, Basile Paul-Petit, associé chez Otium Capital.
Quatre plateformes déjà très actives
De fait, en France et en Europe nombreuses sont les petites entreprises, dont l’Ebitda se situe entre 0,5 et 2,5 millions d’euros, en croissance et qui bénéficient de nombreux leviers de croissance inexploités compte tenu de leur taille et de leurs moyens parfois limités. "C’est partant de ce constat que nous avons décidé de développer, il y a un an, des plateformes de consolidation sectorielles, sur le même modèle qu’Otium Leisure, à savoir là où il y a un vrai intérêt à venir structurer un groupe et en accompagnant chacune des sociétés acquises dans l’accélération de leur croissance et en les aidant à saisir des opportunités", poursuit Basile Paul-Petit.
Concrètement, Otium Capital est actionnaire majoritaire de chaque plateforme, holding de tête spécialement créée pour le secteur identifié et chargée de mener des acquisitions, entre 3 et 5 par an.
Ainsi, quatre plateformes ont été structurées en un an : Alféor, spécialisée dans l’équipement de la filière nucléaire : "nous avons réalisé quatre acquisitions depuis le début de l’année. Le groupe réalise aujourd’hui plus de 30 millions d’euros de chiffre d’affaires ", détaille l’associé. Vient ensuite Comet Software, qui accompagne les éditeurs de logiciels de niche. Cette plateforme enregistre déjà quatre acquisitions depuis sa création (Cover 3D, MeSoigner, Silicon DNA et Statigest), pour un chiffre d’affaires global d’environ 15 millions d’euros et vise les 100 millions d’euros de chiffre d’affaires à horizon 2027. Par ailleurs, Enosium Life Science, dédiée à la santé, conseille l’écosystème des laboratoires dans la commercialisation de médicaments. "Les trois premières acquisitions ont été finalisées ces dernières semaines : Inbeeo, société de conseil dans les stratégies de l’accès au marché des médicaments en Europe, Vyoo Agency, spécialisée dans l’économie de la santé et des évaluations médico-économiques et Epione, acteur majeur sur le marché français de la communication médicale et scientifique aujourd’hui, se félicite Basile Paul-Petit. Enfin, Otelium, groupe hôtelier axant son approche sur deux stratégies : la constitution d’un portefeuille d’hôtels économiques (2-3 étoiles) rénovés et le positionnement stratégique d’établissements situés dans des emplacements uniques, généralement en bord de mer. "Quelle que soit la plateforme, notre modèle repose notamment sur la possibilité pour les cédants de réinvestir dans la holding de tête pour constituer un groupe d’entrepreneurs auxquels ils sont associés, l’idée étant d’avoir un modèle qui combine une intégration au niveau du groupe de fonctions back-office et de savoirs faire sectoriels, et une vraie autonomie accordée à chaque société ", explique l’associé.
Une vingtaine d’acquisitions dès la première année
Et comment les cibles sont-elles choisies ? Toujours sur le même modèle que les autres stratégies d’investissement d’Otium Capital : en fonction de la robustesse de l’entreprise, son pourcentage de parts de marché adressé et adressable, sa rentabilité, la solidité de son management, son carnet de commandes, etc. Et toutes ont au moins 10 ans d’existence. "Notre objectif est de créer des champions de marché, français et européens, avec plusieurs centaines de millions d’euros de chiffre d’affaires en cinq ans chacun", assume Basile Paul-Petit.
Une vingtaine d’acquisitions devraient ainsi être signées en 2024 (plus d’une quinzaine ont déjà été menées à ce jour). Un début dynamique et prometteur pour Otium Partners dans cette stratégie, qui pense déjà à créer de nouvelles plateformes. "2 à 3 par an devraient voir le jour, en France et dans d’autres pays européens ", précise Basile Paul-Petit. De quoi contribuer fortement à atteindre l’autre objectif de la société d’investissement, à savoir enregistrer 5 milliards d’euros d’actifs nets à horizon 2030.
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