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Macro-économie / Taux / Finances publiques / retraites

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Finances publiques / retraites

Budget : le gouvernement veut corriger le tir à propos de la revalorisation des retraites / Bouclier anti-inflation pour les plus modestes

Alors que l’exécutif avait initialement prévu un gel temporaire de l’ensemble des pensions jusqu’au 1er juillet 2025, date à laquelle elles auraient été revalorisées à hauteur de l’inflation, il plaide finalement pour qu’elles soient revalorisées dès le 1er janvier dans une proportion égale à la moitié de l’inflation. Une seconde majoration aurait lieu en juillet, mais seulement pour les petites retraites. Coût : entre 500 et 800 millions d’euros.
Michel Barnier, Premier ministre de la France - XOSE BOUZAS Hans Lucas Hans Lucas via AFP
Michel Barnier, Premier ministre de la France - XOSE BOUZAS Hans Lucas Hans Lucas via AFP

Le poste des "retraites" jouera un plus petit rôle que prévu dans les économies planifiées du gouvernement. Souhaitant dégager plus de 40 milliards d’euros par rapport au tendanciel des dépenses (une vingtaine de milliards d’euros en termes structurels) dans le cadre du budget 2025, le gouvernement avait prévu de reporter au 1er juillet l’indexation de pensions de retraite de base sur la hausse des prix à la consommation, au lieu du 1er janvier. Cela aurait représenté une économie de 3,6 milliards d’euros sur l’année 2025.

Hier soir, Laurent Wauquiez, président du groupe Droite républicaine (ex-LR) à l’Assemblée, a assuré avoir trouvé un compromis avec le gouvernement pour que "toutes les retraites" soient revalorisées de la "moitié de l’inflation" dès le 1er janvier, avec une seconde augmentation pour les plus petites retraites six mois plus tard, pour "les protéger intégralement de l’inflation", a-t-il poursuivi, précisant que seules celles "en-dessous du SMIC" bénéficieraient de cette deuxième mesure.

Un amendement devrait être déposé lors des débats sur le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale pour 2025 (PLFSS 2025) au Sénat, rapporte l’AFP, citant une source parlementaire LR.

Pour mémoire, n’ayant pas pu être examiné dans les temps impartis à l’Assemblée, le PLFSS 2025 a été transmis à la Chambre haute, qui l’examinera à partir de mercredi en commission, puis dans l’hémicycle du 18 au 23 novembre.

Ce matin, Laurent Saint-Martin, ministre auprès du Premier ministre, chargé du Budget et des Comptes publics, a fait savoir qu’en fonction de l’inflation observée, le coût de cette mesure pourrait s’élever entre 500 et 800 millions d’euros.

En vue de financer cette revalorisation, Laurent Wauquiez a indiqué vouloir s’appuyer sur la rationalisation de la "bureaucratie administrative", en fusionnant notamment certains organismes comme "France Stratégie", "le Haut commissariat au Plan", "France 2030", et "le "Centre d’études prospectives".

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