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Macro-économie / Taux / Dépense publique / Retraite / régalien

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Dépense publique / Retraite / régalien

Les Français emboîtent le pas sur la réduction de la dépense publique / Ils sont peu enclins à couper dans le social à court terme

Alors que la priorité est accordée par l’exécutif français à la reprise en main des comptes publics, voici qu’un sondage de l’IFOP et l’observatoire Hexagone, pour le compte des Echos, révèle que là où uniquement 32 % de nos concitoyens considéraient la maîtrise des impôts comme une priorité en 2017, ils sont désormais 51 %.
Budget. Photo by heshphoto / Connect Images / Connect Images via AFP
Budget. Photo by heshphoto / Connect Images / Connect Images via AFP

Une même priorité, des choix bien différents. Questionnés sur la dépense publique idéale, les Français dévoilent leurs priorités à l’occasion d’un sondage mené par l’IFOP et l’observatoire Hexagone, réalisé pour Les Echos. Il s’avère que la façon dont ils souhaiteraient allouer les près de 1 500 milliards d’euros de dépenses publiques entre 15 postes différents possibles trancherait significativement avec la répartition actuelle.

Une constante demeure avec la scène politique, celle d’une question de la réduction de la dette publique primordiale puisqu’elle est désormais considérée à 48 % comme "tout à fait prioritaire" par les sondés, soit une hausse de 11 points de pourcentage par rapport à août 2023. Là où tous les autres enjeux, à l’exception de la santé et du terrorisme, que ce soit les retraites ou bien encore l’inflation, sont en baisse. Seule la maîtrise du niveau des impôts reste stable d’une année sur l’autre.

 

Couper

 

La question des économies à réaliser se pose chaque jour pour le gouvernement français, elle a également été soumise aux sondés. Sous la forme suivante visant à trouver le montant nécessaire pour que l’équilibre budgétaire soit réalisé en France, ce qui consistait à "identifier les postes sur lesquels économiser environ 150 milliards d’euros. C’est-à-dire le montant nécessaire pour atteindre l’équilibre budgétaire".

Les choix posés seraient alors de "réduire significativement les aides économiques et militaires à l’étranger (-57 %), ainsi que les budgets alloués aux loisirs et à la culture (-26 %)". Ils se montreraient plus réservés quant aux coupes dans les dépenses sociales, puisqu’il y est uniquement question d’une baisse de 10 % sur la protection sociale (hors maladie et retraite). Ce qui tranche avec le budget idéal, dans l'absolu, dessiné par ailleurs, puisque ce dernier n’hésite pas à couper largement dans le social pour orienter la dépense publique vers le régalien notamment. Un domaine dans lequel ils suggèrent pourtant de couper, pour chercher les 150 milliards, entre 18 et 36 % des budgets de ce pôle, comprenant la justice, l’ordre public ou encore la défense.

 

Rêver

 

L’observatoire Hexagone livre en effet quelques considérations sur le budget idéal imaginé par les répondants, il s’avère que dans cette hypothèse "les Français alloueraient 2 fois moins de ressources aux dépenses sociales, en particulier pour les retraites ", et ce "alors que les budgets dédiés aux domaines régaliens - ministères de l’Intérieur et de la Justice - seraient multipliés par 3, tout comme le seraient les dépenses consacrées à l’environnement". Ce sont de fait plus de 70 % de nos concitoyens qui souhaitent augmenter les différents budgets régaliens, une conviction qu’ils n’ont pour presque aucun autre poste de dépenses.

Pourtant peu enclins à couper dans le social pour faire des économies à court terme, les Français interrogés se montrent bien moins généraux avec les retraites dans leur répartition souhaitée des dépenses publiques. Ils dessinent un budget dans lequel le montant alloué à cette fin y diminuerait de 58 %, en ligne avec une protection sociale doté de 47 % de fonds en moins. Des coupes franches permettant d’augmenter les sommes accordé au régalien, qui passeraient à 329 milliards d’euros contre 91 milliards d’euros aujourd’hui.

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