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or noir; Arabie saoudite; Baril

Macro-économie / Taux / OPEP / pétrole / Donald Trump

Macro-économie / Taux
OPEP / pétrole / Donald Trump

L’OPEP persiste dans ses coupes de production / Pas question pour le Cartel de laisser filer le cours du baril

Une nouvelle fois, la troisième, l’Organisation des pays producteurs de pétrole a choisi de repousser la fin de ses réductions volontaires de production. Ses membres ont en effet peur des conséquences pour les cours de pétrole de l’arrivée d’une offre supplémentaire sur le marché, tant la demande pour l’or noir ne montre pas de signe de reprise à court terme.
Pétrolier. Photo by JENS BUTTNER / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP
Pétrolier. Photo by JENS BUTTNER / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP

Un report en suit un autre. Initialement prévue le week-end passé, la réunion des membres de l’Organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP) a finalement eu lieu ces dernières heures et acté un nouveau report des coupes dans la production (qui sont pour rappel de l’ordre de 5,86 millions de barils par jour ce qui constitue 5,7 % de la demande mondiale). Les dernières données en date pouvaient laisser augurer quant à cette prolongation. Chez PVM, le premier courtier mondial en instruments pétroliers, on notait hier que les records de production pétrolière aux États-Unis avaient contribué à "rappeler au marché que l’arrivée d’un nouveau président américain favorable au pétrole facilitera probablement l’augmentation de ce volume de production".

Dès lors les facteurs pouvant soutenir le cours du baril ne se trouvaient plus guère qu’à leurs yeux être "un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah, et l’idée plutôt ténue d’un report des réductions de l’OPEP + au premier trimestre". L’analyste de chez Mirabaud John Plassard constate quant à lui que "les contrats à terme sur le pétrole brut WTI ont fluctué autour du niveau de 68 dollars le baril hier soir", suite à la décision du Cartel de repousser de repousser la hausse de sa production au deuxième trimestre 2025.

 

Intrigue sur les stocks

 

L’expert constate que cette annonce "est conforme aux attentes du marché, le groupe cherchant à équilibrer la baisse de la demande mondiale et la hausse de la production des pays non-membres de l’OPEP + ". L’inconnue de l’équation étant le retour de la croissance en Chine, vitale pour espérer un regain des cours puisque dans un passé récent l’Empire du Milieu était responsable de plus de la moitié de la demande supplémentaire.

Les dernières données provenant d’outre-Atlantique ont apporté un fait surprenant : les stocks de brut y ont chuté de plus de 5 millions de barils, ce qui selon John Placard constitue "la plus forte baisse hebdomadaire depuis le mois d’août". De quoi rejoindre une des explications du fait que le baril n’arrive pas à rebondir davantage ; PVM arguant qu’elle est à trouver dans "l’abondance de la capacité de réserve disponible en cas de perturbations inattendues de l’offre, sur laquelle on peut compter". L’épuisement involontaire des stocks mondiaux n’est dès lors pas plausible comme soutien au prix de l’or noir.

 

Attendre

 

Le courtier considère que d’un point de vue du marché, il faut considérer qu’il s’est vu "offrir une raison supplémentaire d’écarter toute idée de reprise soutenue à moyen/long terme" et à ce à situation mondiale inchangée. On juge pour autant chez leurs équipes qu’il y avait une alternative et ce notamment étant donné que " l’Arabie saoudite n’ayant pas intérêt à se battre pour des parts de marché au détriment des prix, ce qui ne pouvait que conduire à un nouveau coup de pied dans la fourmilière".

Dès lors, les indicateurs à surveiller sont limpides pour le spécialiste de l’or noir. Le marché sera particulièrement attentif au respect par les membres de l’OPEP de leurs quotas de production et également aux choix de Donald Trump. Le président élu est certes particulièrement favorable au secteur pétrolier américain, cependant ses positions passées tant vis à du Venezuela que de l’Iran pourraient conduire à une réduction de cette partie de l’offre.

 

 

 

 

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