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France Hydrogène; croissance; emploi

Macro-économie / Taux / hydrogène / Investissements / souveraineté

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L’hydrogène sera-t-il une poule aux œufs d’or pour l’Hexagone ? / La filière en défend les bienfaits pour la croissance et l’emploi

France Hydrogène, réunissant quelque 450 acteurs de la filière française, défend la pertinence des investissements dans cette source d’énergie. Elle considère qu’à l’horizon 2035, l’impact socio-économique qu’elle apporterait serait de 13 milliards d’euros au PIB tricolore et générerait 66 600 emplois sur le sol national.
Photo by LOU BENOIST / AFP
Photo by LOU BENOIST / AFP

"Si nous voulons demain être indépendants sur la production d’hydrogène, c’est maintenant qu’il faut investir ". Bruno Le Maire, alors ministre de l’Economie et des Finances, avait été très clair et ce il y a deux ans déjà. Il avait clamé les ambitions qu’il partageait avec le chef de l’Etat ; ni plus ni moins celle que "la France veut et va occuper les premiers rangs en matière de production d’hydrogène décarboné". La filière demande pourtant aujourd’hui, par l’intermédiaire de France Hydrogène, à ce que soit définie une stratégie nationale agissant tel un catalyseur pour l’investissement.

Elle met en avant une étude produite en partenariat avec le cabinet BDO, celle-ci reprend des points chers à nos gouvernants et se projette à l’horizon 2035. Il est notamment question d’un "retour sur investissement particulièrement significatif pour les finances publiques, avec un apport estimé à 36 milliards d’euros en impôts, taxes et cotisations sociales d’ici 2035, soit un retour de 4 euros pour chaque euro annoncé en soutien par l’État". Le déficit de la balance commerciale, en biens, n’est pas oublié pour autant avec une possible réduction de 8 % de ce dernier et ce grâce à la filière tricolore de l’hydrogène.



Suivre le rythme

 

Ce qui est espéré in fine c’est de voir la filière hydrogène contribuer à près de 7 % de l’effort de réindustrialisation de la France en 2035. Cette étude repose "sur une analyse approfondie de l’activité économique de plus de 120 projets, 200 entreprises et 340 établissements". Et plusieurs indicateurs économiques évalués laissent apparaître que le secteur pourrait peser bien plus lourd dans l’économie et la croissance hexagonale.

Il faudra pour cela maintenir la dynamique actuelle, celle-ci veut notamment que "chaque emploi direct dans la filière hydrogène pérennise 2 emplois auprès de ses fournisseurs (de premier rang) et du fait de l’activité des employés via les dépenses des ménages et fiscales (emplois indirects et induits)". Philippe Boucly, le président de France Hydrogène, considère quant à lui que "des efforts ont certes été enclenchés, mais [qu'ils] sont aujourd’hui insuffisants", alors même que " la filière hydrogène représente une opportunité réaliste pour la France de transformer ses atouts en valeur ajoutée et de créer des emplois durables dans les territoires ". On note pêle-mêle qu’il souhaite le développement de marchés pilotes, une stratégie pour que la filière soit présente à l’internationale ou encore une accélération du développement de la mobilité liée à l’hydrogène. Un dernier point particulièrement important étant donné qu’elle serait responsable de "54 % de la valeur ajoutée générée par la filière" et ce via ses déclinaisons routière, ferroviaire, maritime et aérienne.

 

Déjà en marche

 

Des revendications nombreuses qui ne signifient pas pour autant que la France part de zéro. Il évoque notamment qu’il s’agit de " conditions indispensables au maintien de la France dans le peloton de tête ". Les derniers chiffres à date, pour 2023, font état qu’elle "génère actuellement près d’un milliard d’euros de valeur ajoutée, essentiellement portée par la production et les usages qui occupent 80 % des emplois, avec, respectivement, 30 % pour la production et 50 % pour les usages ". Sur le front de l’emploi, ce serait 6 300 postes qui seraient pourvus de façon directe pour un total de 16 400 de façon agrégée.

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